OGDPC


DPC - Violences conjugales : dépister et prendre en charge, place et rôle des professions médicales
Référence Programme OGDPC : N° 12931500018 - N° 12931500018

Non-présentiel en 3 étapes (2 étapes avec questionnaires et documents + 1 réunion )

Dr Marie-Laure GAMET (Lille) & Dr Patrick BLACHERE (Aix-les-Bains)
 

 

viloence Conjugale
 

Lieu et Date

AIUS-SEXOGYN Marseille



26-09- 2015  / 14h-17h
 

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indemnisation OGDPC:
médecins libéraux: 517,5€.
sages femmes: 265 €.
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Etapes
étape 1: 1er septembre
étape 2: 26 septembre
étape 3: du 3 au 17 octobre

Les professionnels de santé sont en première place pour dépister évaluer prendre en charge et orienter les violences conjugales, lieu d’un partenariat qui permet à chacun et dans son domaine de compétences, d’agir efficacement auprès de la victime ou de l’agresseur.

Les plus concernés sont : les médecins généralistes en médecine libérale,les urgentistes dans les hôpitaux, les gynécologues obstétriciens, les médecins légistes, les sages-femmes et les infirmiers.

L’Organisation Mondiale de la Santé définit les violences conjugales comme un acte de violence physique, sexuelle, psychologique, verbale ou économique par un partenaire actuel ou antérieur qu’il cohabite ou non avec la personne1. Une étude menée entre 2008 et 2012 révèle que 400 000 femmes sont victimes par an de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, les femmes étant trois fois plus victimes que les hommes et ces violences ayant une croissance plus importante que les autres types de violences même si seulement 15% des femmes victimes portent plainte2.

Toutefois, il y a seulement 10000 condamnations pour coups et blessures volontaires par conjoint par an dans notre pays alors que la législation a renforcé la répression des auteurs de violences conjugales et la protection des victimes en 2006 et en 2010.

La grossesse est aussi un temps propice à l’apparition ou à l’exacerbation de ces violences. Il s’agit donc d’un problème majeur de santé publique en raison de la sévérité des conséquences sur la santé globale des victimes mais aussi de leurs enfants très souvent témoins. Les violences au sein du couple constituent ainsi un danger pour la santé maternelle et périnatale: elles multiplient par 1,9 le risque de fausse couche et augmentent de 17% celui de naissance prématurée.

Les femmes ayant subi des violences sexuelles au cours des 12 derniers mois ont 26 fois plus de risque de faire une tentative de suicide que celles qui n’ont pas été victimes. 70% des femmes ayant subi des violences graves au sein du couple et 78% des celles ayant vécu un viol ou une tentative de viol déclarent que ces agressions ont causé des dommages psychologiques importants7.
On se trouve ainsi dans le cadre de l’Etat de Stress Post Traumatique (ESPT) qui fait partie d’une nouvelle catégorie diagnostique distincte dns le DSM 5 dont l’élément central est l’exposition à un événement traumatique ou à un facteur de stress marqué (les infractions à caractère sexuel sont explicitement citées3.

Il revient donc aux professionnels de santé:
• de constater les violences au sein du couple et
• de signaler objectivement aux instances ad hoc les privations ou sévices constatés sur le plan physique, sexuel ou psychique lorsque il y a mise en péril ou mise en danger de la personne (articles R. 4127-9 et R. 4127-44)

Le consentement de la victime doit être obtenu pour révéler des faits de violences au sein du couple, faits dont ils ont été informés dans l’exercice de leurs fonctions et qui sont couverts par le secret professionnel, sans voir leur responsabilité mise en cause, ni sur le plan disciplinaire (articles 9 et 44 du Code de déontologie médicale) ni sur le plan pénal. La rédaction du certificat initial4 est bien encadrée.

Cependant, ces situations restent complexes pour les professionnels de santé en raison des contraintes de temps, d’un manque de formation et d’un accès limité à des ressources spécialisées en violence conjugale5.

Dans ce contexte, l’exploration de la santé sexuelle à la recherche d'une dysfonction peut représenter une porte d'entrée dans le dépistage des violences conjugales en abordant la relation de couple. Ceci peut faciliter la mise en évidence du cycle de ces violences et l’identification de symptômes d’Etat de Stress Post Traumatique en aidant les victimes à s’exprimer sur le vécu de leur vie intime.
Elle peut contribuer à mettre en évidence des violences sexuelles dont la fréquence est probablement sous-estimée dans ce contexte de violences conjugales et favoriser une prise en charge pluridisciplinaire des victimes dans un réseau de professionnels constitué notamment de médecins psychiatres, pédopsychiatres, pédiatres gynécologues, sexologues, de Protection Maternelle et Infantile, psychologues, sages-femmes, assistantes sociales, juristes.
Ce dernier point est à présent reconnu comme essentiel pour que la prise en charge des victimes s’inscrive dans la durée et pour lutter efficacement contre ces violences6.

L’objectif de ce DPC est de permettre aux professionnels de santé de :

  • mieux identifier le rôle de chacun,
  • mieux appréhender le processus de la violence et savoir y apporter les réponses appropriées,
  • mieux conseiller et mieux orienter les victimes,
  • s’appuyer sur une information précise et actualisée pour améliorer leurs interventions,
  • connaître l’état de la législation et le cadre juridique qui guident leur pratique.



REFERENCES (conseillées pour la première étape du DPC)
1- Organisation Mondiale de la Santé : Aide mémoire n°239 : La violence à l’encontre des femmes. 2008.

2- Enquête Cadre de vie et sécurité 2012 de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales en partenariat avec l’Insee.

3- Diagnostic and Statistical Manual of mental disorder, 5ème édition de l’American Psychiatric Association.

4- La Haute Autorité de Santé. Recommandations de bonne pratique. Certificat médical initial concernant une personne victime de violences. Méthode. Recommandations pour la pratique clinique. 2011.

5- Zaher E., Keogh K., Ratnapalan S. Effets de la formation sur la violence conjugale. Révision systématique d’études randomisées contrôlées. Canadian Family Physician. Le médecin de famille canadien. Vol 60. July.
 
6- Basex H., Thomas A., Combalbert N., Lignon S. La création d’un réseau pluridisciplinaire de prévention de la violence conjugale. L’encéphale. Paris. 2010.

7-  Lettre de l’observatoire national des violences faites aux femmes mai 2015.

 

 

indemnisation OGDPC:
- médecins libéraux: 517,5€,
- sages femmes: 265 €,
dans la limite de votre enveloppe annuelle.

Si vous choisissez de financer vous-même cette formation (hors DPC), nous proposons des tarifs préférentiels :
- Médecins: 600 €
- Autres professions: 280 €
- Etudiants, internes: 50 €

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